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Comprendre, prévenir et vivre avec le diabète de type 2

À l’occasion de la Journée mondiale du diabète, le 14 novembre, le Professeur d’endocrinologie Bruno Fève, exerçant à l’hôpital Saint-Antoine à Paris, répond à nos questions sur le diabète de type 2.

 

Qu’est-ce que le diabète de type 2 ?

Pr Bruno Fève : Le diabète de type 2 est une hyperglycémie chronique. Celle-ci est liée à la fois au fait que le pancréas ne produit pas assez d’insuline et que les tissus (foie, muscles, tissus adipeux…) résistent à l’insuline. L’hérédité reste largement en cause dans la survenue de cette maladie : il y a environ 40 % de risques de développer un diabète de type 2 quand son père ou sa mère l’a contracté, et jusqu’à 80 % quand les deux parents sont diabétiques. L’autre grand facteur de risque est le mode de vie : la sédentarité et une mauvaise alimentation. 

 

Est-ce une maladie toujours attribuée aux plus âgés ?

Si le diabète de type 2 reste effectivement plus fréquent chez les personnes de plus de 50 ans, on observe que la maladie touche désormais des individus de plus en plus jeunes. Cela est lié aux changements de nos habitudes de vies. En particulier, l’épidémie d'obésité qui touche les enfants aux États-Unis entraîne une multiplication des diabètes pédiatriques.

 

Comment agir pour éviter le diabète ou en diminuer l'aggravation ?

Une bonne hygiène de vie permet de retarder la survenue de la maladie ou d’en limiter les complications (problèmes cardio-vasculaires, rénaux, neurologiques, troubles de la vue…). Nous savons aussi désormais également que les conditions nutritionnelles périnatales, c’est-à-dire l’alimentation de la mère pendant la grossesse, vont influencer la trajectoire métabolique de l’enfant à naître. Si la mère fait du diabète gestationnel, son enfant aura davantage de risque de développer un diabète à l’âge adulte. 

 

Pour vivre sans diabète, faut-il bannir le sucre ?

Il ne suffit pas de limiter le sucre pour avoir une bonne alimentation. Un diabète n’est pas déclenché par le sucre. En revanche, il est conseillé de prendre le plus tôt possible quelques bonnes habitudes, par exemple éviter les produits à indice glycémique élevé (pâtisseries, sodas…) pour privilégier les indices glycémiques faibles (légumes verts, pois chiches…).

 

Faut-il faire plus de sport ?

L’activité physique est effectivement excellente pour contribuer à retarder l’apparition de la maladie ou réduire ses effets mais, là encore, il ne faut pas être dans la contrainte. Je conseille plutôt d'intégrer l’activité physique dans son quotidien en fonction de ce que l’on aime faire : marche, vélo, natation… Dans le domaine de l’alimentation comme dans celui de l’activité physique, rien ne sert d’être trop radical.

 

 

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