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Freelance : quand et comment se lancer ?

Indépendance, lieu de travail et horaires que l'on choisit : sur le papier, être freelance peut faire rêver. Mais sans un minimum de préparation, ce statut peut aussi angoisser, notamment sur le plan financier. Voici quelques clés pour se lancer sereinement.

 

Dans un article de juin 2022, le journal Les Échos parlait d'un total de 4,5 millions de freelances en France, un chiffre qui n'a cessé d'augmenter au cours de la dernière décennie . Christophe Da Silva fait partie de ceux qui ont sauté le pas à l'époque où le « freelancing » était encore considéré comme un chemin sinueux. « J'ai suivi une formation d'ingénieur en système d'information. À ma sortie d'école, on m'a proposé un contrat pour faire de la prestation de service pour des clients chez qui j'allais travailler». Le fait de ne jamais voir son véritable employeur lui pèse rapidement. Tout comme la « recherche de profit » qui passe avant l'intérêt des missions. En 2010, l'ingénieur quitte son poste et se lance en tant qu'indépendant. 

 

Bien gérer ses entrées d'argent

Rapidement, il parvient à être « mieux payé qu'en CDI » et à se dégager un salaire. «Je n'étais pas inquiet car mon secteur est porteur ». Il met néanmoins en garde vis-à-vis d'un écueil fréquent : « Il faut se rappeler constamment que l'argent qui tombe n'est pas le nôtre ». Pour s'en sortir sur le long terme, Christophe Da Silva explique que « le mieux est de faire une estimation de la somme dont on a besoin pour vivre et de mettre le reste de côté. Car en tant que prestataires, nous pouvons être renvoyés du jour au lendemain ». Si les deux premières années de freelancing sont légères en matière de à l'Urssaf, la troisième année s'avère en effet bien plus lourde. Afin d'éviter les mauvaises surprises, l'entrepreneur recommande de s'offrir les services d’un comptable.

 

Accepter les remises en question

L'entrepreneur prévient par ailleurs : « l'incertitude persistante concernant le futur » entraîne parfois une vraie remise en question. « Il faut anticiper ces moments de doute avant de se lancer ». Pour y faire face, il recommande de toujours garder en tête les raisons qui ont poussé au freelancing. « Se rappeler pourquoi on a choisi cette voie est un vrai moteur pour repartir de l'avant ! » Pour mieux affronter ces périodes de doute, il est par ailleurs possible de se faire accompagner par l’Association pour l’emploi des cadres (Apec). « Nous proposons plusieurs services dédiés à l’entrepreneuriat ou aux nouvelles formes d’emploi », explique l’organisme. Il peut s’agir de services « flash » ou « d’accompagnements au long court » sur plusieurs mois. « Tous les services de l’Apec sont gratuits pour les cadres et les jeunes diplômés ».

 

Et après le freelancing ?

L'Apec aide aussi ceux qui souhaitent délaisser le freelancing pour revenir au salariat...ou créer une entreprise. C'est ce qu'a fait Christophe Da Silva : après une longue période en freelance, l'ingénieur a co-fondé une entreprise qui aide les sociétés à prendre soin de leurs collaborateurs.
« J'avais envie de revenir à une structure plus grande après des années en solitaire. De façon générale, il ne faut surtout pas se forcer à rester freelance et accepter de renoncer lorsqu'on en a plus envie, pour que cela reste une belle expérience ! ».

 

  

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12.01.2024

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