Actualité nationale
04.06.2026
Actualité nationale
04.06.2026
Un nouveau droit est créé en 2026 pour les jeunes parents : le congé supplémentaire de naissance.
Le congé supplémentaire de naissance est un nouveau congé indemnisé, créé par la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026.
Il s’ajoute aux congés existants (congé de maternité, de paternité et d’accueil de l’enfant ou congé d’adoption) et ne les remplace pas.
Ce nouveau congé n’a pas vocation à se substituer au congé parental d’éducation : les parents conservent la possibilité de recourir à la prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE), versée par la CAF, qui compense partiellement la perte de revenus pendant un congé parental.
En revanche, l’indemnisation du congé supplémentaire de naissance ne pourra pas être cumulée avec certaines prestations ou revenus de remplacement . Elle ne pourra ainsi pas être versée en même temps que :
L’objectif de ce dispositif, dans un contexte de baisse de la natalité, est de renforcer l’égalité entre les femmes et les hommes et de donner plus de temps aux familles pour concilier vie professionnelle et vie familiale, en favorisant le bon développement de l’enfant dans ses premiers mois.
Le congé supplémentaire de naissance s’adresse à l’ensemble des parents actifs remplissant les conditions d’ouverture de droit à la suite d’une naissance ou de l’accueil d’un enfant :
Peuvent en bénéficier :
Pour les assurés relevant d’autres régimes (fonctionnaires, militaires, non-salariés agricoles, régimes spéciaux…), des informations spécifiques seront disponibles sur service-public.gouv.fr.
Chaque parent peut bénéficier d’un ou deux mois de congé, pris simultanément ou en alternance avec l’autre parent.
Le congé peut être pris en une seule fois ou fractionné en deux périodes d’un mois non consécutif.
Pour en bénéficier, les parents devront avoir préalablement pris l’intégralité de leurs congés de maternité, de paternité et d’accueil de l’enfant ou d’adoption.
Pour les salariés : les parents salariés devront simplement en informer leur employeur dans un délai de 1 mois avant la date de début de congé souhaitée. Il faudra préciser la durée, 1 ou 2 mois, et s’il est fractionné ou pris en une seule fois. C’est ensuite l’employeur qui fera la transmission auprès de la caisse primaire d’assurance maladie en charge de l’indemnisation.
Les salariés n’ont aucune démarche à effectuer auprès de leur caisse primaire d’assurance maladie.
À noter : le délai de prévenance de 1 mois sera réduit à 15 jours lorsque le congé supplémentaire de naissance prend la suite immédiate du congé de paternité et d’accueil ou d’adoption et qu’il n’est pas possible, compte tenu de la durée de ce premier congé, de respecter le délai de droit commun de 1 mois.
Pour les salariés, l’indemnisation est dégressive :
Elle est versée par la caisse primaire d’Assurance maladie.
Le congé supplémentaire de naissance sera accessible à compter du 1er juillet 2026, après publication des décrets d’application.
Pour les enfants nés ou arrivés au foyer entre le 1er janvier et le 30 juin 2026, le congé pourra être pris jusqu’au 31 mars 2027 (soit dans un délai maximal de 9 mois à compter du 1er juillet 2026).
Pour les enfants nés ou arrivés au foyer à partir du 1er juillet 2026, le congé devra être pris dans les 9 mois suivant la naissance ou l’arrivée de l’enfant.
Ce délai est prolongé lorsque les congés légaux sont eux-mêmes allongés (naissances multiples, dispositions conventionnelles, etc.).
Les parents devront informer leur employeur au moins 1 mois avant le début du congé, en précisant :
Ce délai est réduit à 15 jours lorsque le congé supplémentaire de naissance débute immédiatement après un congé de paternité, d’accueil de l’enfant ou d’adoption, et qu’il n’est pas possible de respecter le délai d’un mois.
L’indemnité journalière liée au congé supplémentaire de naissance est versée par l’Assurance maladie.
Le montant de votre indemnité journalière dépend de votre situation. Pour en connaître le détail, consultez la page : Congé supplémentaire de naissance : vos indemnités journalières.
Non. Vous n’avez pas de démarche spécifiques à réaliser pour signaler votre congé supplémentaire de naissance à la Caf.
En revanche, si vous percevez l’AJPP, AJPA, CMG, PrePare, RSA, la prime d’activité ou l’AAH, vous devez déclarer les indemnités journalières auprès de votre Caf ou directement dans votre déclaration trimestrielle de ressources.
Oui. Si vous percevez le RSA, la prime d’activité ou l’AAH, vous devez déclarer ces indemnités dans la rubrique « Indemnités journalières de maternité, paternité, adoption » de votre déclaration trimestrielle de ressources.
Si vous percevez la PrePare (taux plein et taux partiel), le complément mode de garde (CMG), l’allocation journalière de proche aidant (AJPA) ou l’allocation journalière de présence parentale (AJPP), vous devez aussi déclarer les indemnités journalières perçues au titre du congé supplémentaire de naissance. En effet, ces prestations ne sont pas cumulables. Le versement de votre prestation Caf sera alors suspendu pendant la période d’indemnisation de votre congé supplémentaire de naissance.
Oui. Les indemnités journalières versées dans le cadre du congé supplémentaire de naissance sont considérées comme des ressources. À ce titre, elles doivent être déclarées et sont prises en comptent dans le calcul de vos droits, au même titre qu’un salaire ou que les indemnités journalières de maternité, paternité ou adoption.
Oui. Les indemnités journalières du congé supplémentaires de naissance sont considérées comme des ressources.
À ce titre, elles sont prises en compte dans le calcul de vos aides au logement, au même titre que d’autres revenus.
Oui. Le versement de l’indemnité journalière liée au congé supplémentaire de naissance n’a pas d’incidence sur l’attribution de la prime à la naissance ou à l’adoption.
Le complément de libre choix du mode de garde (CMG) n’est pas cumulable avec l’indemnité journalière du congé supplémentaire de naissance.
Toutefois, si votre enfant est né entre le 1er janvier et le 30 juin 2026 (ou s’il est né prématurément avant le 1er janvier) et que vous percevez le CMG pour financer une crèche ou une assistante maternelle, vous pouvez continuer à en bénéficier afin de ne pas interrompre votre contrat.
Si vous oubliez de déclarer vos indemnités journalières liées au congé supplémentaire de naissance, le montant de vos aides peut être calculé de façon incorrecte.
Cela peut entrainer un trop-perçu, que vous devrez rembourser par la suite. Pensez donc à les déclarer.